lundi 11 février 2013

Fuits et Légumes de saison: le Panais


Souvent on me demande "mais... qu'est-ce que tu as mis dans ta soupe???", et lorsque je réponds "du panais" j'ai parfois droit à un regard interloqué qui dit quelque chose comme "du QUOI???"
Alors je vais vous raconter un peu le panais, histoire de vous donner envie de le trouver, et de le cuisiner.
Le Panais est cultivé au moins depuis le Moyen Age,  et on en trouve des références jusque dans l'Antiquité (mais probablement références au panais sauvage). Il est de la même famille que la carotte, mais 2 fois plus riche en glucides. Il était très cultivé en Europe et en Amérique du Nord jusqu'à l'introduction de la pomme de terre.
Il pousse sur tout le pourtour méditerranéen et plus loin à l'Est, jusque dans le Caucase. Jusqu'à récemment, il n'était plus cultivé qu'en Angleterre et dans les pays du Nord-Est de l'Europe. Mais les amateurs de légumes anciens l'ont fait revivre ces dernières années dans nos contrées plus méridionales. 
Vous ne serez pas surpris(es) si je vous dis que le Panais possède de grandes vertus: on dit qu'il contient un anti-oxydant (l'apigénine) capable de ralentir le développement d'un enzyme impliqué dans le développement du cancer.
Il est aussi un apport important de fibres dans l'alimentation et donc, en plus de favoriser l'élimination, prévient les maladies liées aux inflammations et irritations du côlon.
Pour l'Ayurveda, le Panais équilibre Vata et Pitta et augmente légèrement Kapha. Il est efficace pour soigner les troubles du foie et de la vésicule biliaire, il est aussi diaphorétique (favorise la transpiration) et diurétique. Le Panais peut améliorer les troubles de l'arthrite et des rhumatismes, et est utile en cas de rhume, toux et grippe. Les feuilles sont toxiques.
Petite astuce pour choisir ses panais: si vous avez la chance de pouvoir acheter des légumes produits localement, sachez que s'il gèle, les panais seront encore plus sucré!

On peut cuisiner le Panais à la vapeur, rôti au four, râpé en salade, en purée mélangé avec des pommes de terre ou des carottes, dans une soupe ou encore dans le bouillon du couscous ou du pot-au-feu. Le plus souvent on peut substituer les panais aux pommes de terre, pour le plus grand bien de la recette d'ailleurs!
Mais... je ne vous en dis pas plus, et je vous laisse plutôt découvrir la suggestion du prochain article!

mercredi 6 février 2013

Recette: Curry de Panais et Carottes

Une fois n'est pas coutume, je vous propose une recette indienne... Mais comme le curry est à la cuisine indienne ce que la soupe, la purée ou le gratin sont à la nôtre, et que finalement, le panais n'est bon que cuisiné simplement, je vous propose ici une simplicité venue d'ailleurs!!
Et pour ceux qui connaissent un peu l'Asie du Sud, vous savez que la simplicité peut revêtir différentes formes là-bas...
Recette empruntée à '"Ayurvedic Cookbook" d'Armadea Morningstar

V-, P-, K+ (légèrement)

Ingrédients:
6 panais de taille moyenne (env 750 g)
3 carottes (env. 500 g)
2 cuiller à soupe d'huile de tournesol ou de ghee
1 cuiller à café de graines de moutarde noire
1 pointe d'asafoetida (ou férule persique)
1/2 cuiller à café de curcuma
1 verre d'eau
1/4 à 1 verre de yaourt
1/2 cuiller à café de sel
1 pointe de canelle
1/2 cuiller à café de poudre de curry doux
1 cuiller à café de coriandre en poudre
Feuilles de coriandre hachées et copeaux de noix de coco en garniture

Voilà pour la liste des ingrédients. C'est là que vous décrochez... "Je n'ai pas tout ça chez moi..."
J'aurai l'occasion de vous reparler des épices, mais cette recette pourrait être une bonne excuse pour remplir votre stock, justement, parce qu'elles sont tellement bonnes pour nous, toutes ces épices!
Et celles que vous ne trouverez pas... faites sans!

1- Lavez les légumes et découpez-les.
2- Faites chauffer l'huile ou le ghee dans une grande poêle ou une sauteuse. Ajoutez les graines de moutarde et l'asafoetida.
3- Quand les graines de moutarde comment à sauter, ajoutez le curcuma, 1/2 verre d'eau, les panais et les carottes. Mélangez. Couvrez et faites revenir à feu moyen pendant 15 minutes
4- Ajoutez ensuite le yaourt, 1/2 verre d'eau et le reste des épices. Couvrez et laissez cuire encore 5 minutes.
5- Garnissez, au moment de servir, avec de la coriandre fraîche et des copeaux de noix de coco.

Note: vous pouvez remplacer le yaourt par de la crème végétale ou du lait de coco.
Pour les personnes à tendance ou en excès de Kapha, ajoutez une pincée de gingembre en poudre.
Pour les personnes à tendance ou en excès de Pitta ou de Kapha, réduisez la quantité de yaourt, mais ajoutez de l'eau si vous souhaitez avoir plus de sauce.




mercredi 30 janvier 2013

Recette: Moëlleux à la betterave (sans gluten, sans produits laitiers!)

Recette empruntée (et adaptée) au site www.cuisine-saine.fr (super site à ouvrir quand on rentre du marché et qu'on s'est laissé séduire par plein de merveilles qu'on ne sait pas du tout cuisiner!)
V=, P+ (légèrement), K+

Ingrédients:
75g de farine de riz
75g de farine de maïs
1 betterave cuite (30 min à la vapeur, par exemple)
160ml de lait d'amande
20 ml d'huile d'olive
100g de sucre de canne
1 oeuf
1 sachet de levure (sans gluten)

1- Coupez la betterave cuite en gros morceaux. Dans un mixer, mixez-la avec l'huile d'olive et le lait d'amande

2- Dans une jatte, mélangez les 2 farines, la levure et l’œuf. Ajoutez le sucre et mélangez de nouveau.

3- Incorporez ensuite le mix betterave-lait d'amande, et mélangez bien jusqu'à obtenir une pâte homogène d'un rose foncé.

4- Huilez légèrement votre moule à cake, ou une plaque de moules à moëlleux, et placez au four 20 min à 180° (th. 6). Retirez du four avant que l'intérieur ne soit complètement cuit, afin de garder le côté fondant.


Recette: Rosti de Betterave

Vous connaissez le rosti? cette galette de pommes de terre typiquement suisse? Je vous en propose une petite variante, toute simple (VP=, K+):

Ingrédients (Pour 6 personnes):
6 pommes de terres
2 betteraves crues
un peu d'huile d'olive ou de sésame
Sel
Cumin
Coriandre

Râpez les pommes de terre
Râpez les betteraves
Mélangez le tout et ajoutez 1/2 cuiller à café de cumin et 1/2 de coriandre, 1/2 cuiller à café d'huile et le sel

Dans une grande poêle, faites chauffer une goutte d'huile d'olive (V, P, K), de sésame (Vata) ou de Ghee (Pitta), et verser le mélange.
Aplatissez bien et faites cuire à feu moyen environ 20 minutes, en retournant le rosti à mi-cuisson.

Pour les personnes Kapha, ou en excès de Kapha, remplacez la coriandre par du poivre noir, vous pouvez aussi ajouter une pointe de piment d'espelette. N'ajoutez pas d'huile dans la préparation.


mercredi 23 janvier 2013

Fruits et légumes de saison: la Betterave

Et voilà, c'en est bien fini (pour le moment) des étalages bigarrés de nos primeurs préférés; depuis quelques semaines déjà, ce sont les racines surtout qui nous y attendent.
Mais pas de déception, car sous la terre qui les recouvre, les couleurs et les saveurs sont présentes: semés au printemps, ces légumes racines emmagasinent pendant l'été des réserves de glucides qui permettent à la végétation de mieux redémarrer après l'hiver. Par exemple, la pomme de terre et la carotte, mais ce ne sont pas les seules.
Bien sûr, si je vous parle de réserves en glucides, je vais vous parler de la betterave. D'abord parce que l'une des 3 grandes espèces de betterave est cultivée essentiellement pour sa transformation, après de nombreuses étapes, en petit carrés de sucre blanc...
Et puis parce qu'on la reconnaît bien, cette saveur douce, qui nous donnerait presque envie de la cuisiner en dessert. D'ailleurs, on ne se prive pas de le faire et je vous en donnerai une recette dans le prochain article.
Et comme le disait mon grand-père, "quand on a oublié d'acheter du sucre, on peut très bien sucrer son café avec une betterave. Mais c'est plus long"...

La betterave est originaire d'Afrique du Nord, et comme finalement beaucoup d'aliments que nous offre la nature, elle est bourrée de propriétés: Les racines sont riches en vitamine C, et en bétaïne (oui oui, pareil que dans le citrate de bétaïne, vous en voyez bien les effets sur la digestion). Elle est aussi riche en nitrates qui, une fois assimilés, permettent une meilleure circulation et donc une meilleure irrigation, entre autres du cerveau, à tel point que certaines études (dont Tennille D. Presley et coll., « Acute effect of a high nitrate diet on brain perfusion in older adults », Nitric Oxide, 15 octobre 2010) nous disent que la consommation quotidienne de jus de betterave peut avoir des effets préventifs sur la démence et la baisse cognitive en améliorant le flux sanguin cérébral. Son fort apport en acide folique est aussi particulièrement bénéfique au système reproducteur féminin.
L'ayurveda nous dit que la betterave équilibre Vata, augmente légèrement Kapha et un peu plus Pitta, en grande quantité seulement. Nettoyante et légèrement tonique, elle est l'un des meilleurs aliments pour le sang, le foie et en cas d'anémie. Elle est efficace pour favoriser les menstruations et réguler la ménopause. Elle est aussi légèrement laxative et adoucissante. 
La betterave peut se manger crue, cuite, en entrée, en accompagnement de viandes ou poissons ou en desserts. On peut jouer avec sa couleur en la juxtaposant à des broccolis vapeurs et de la polenta, par exemple, ou à une fondue de carottes et du riz au curcuma! 
On peut aussi en consommer les feuilles, cuites comme des épinards, ou en tarte comme des poireaux, mais elles peuvent s'avérer plus difficiles à digérer. Les feuilles équilibrent Pitta et Kapha et en grande quantité peuvent augmenter Vata. N'hésitez pas à les accompagner d'épices qui en faciliteront la digestion (cumin, fenouil, poivre, gingembre, cardamome, canelle...)
Un dernier conseil: essayez de les acheter crues, afin d'éviter les additifs qui se trouvent souvent dans les sachets de betteraves cuites des supermarchés (sel, conservateurs).Vous pourrez alors les cuire, entre 30min et 1h30 à l'eau ou à la vapeur (vérifiez la cuisson en frottant un peu la peu: si elle se détache facilement, c'est que la betterave est cuite), au four (th 5 ou 170°), ou les déguster crues (elles devront alors être hachées très finement). 
Et puis si vous en avez déjà fait une overdose, avec vos restes, vous pourrez faire de la peinture, pour le plus grand plaisir des minots!! 

mercredi 2 janvier 2013

Bonne année, bonne santé, bonne digestion!

Je vous l'accorde, nos vœux de bonne année s'accompagnent rarement du souhait un peu trop pragmatique "Bonne digestion"… et pourtant… vous savez ce que j'en pense! Soignons notre digestion et tout le reste est assuré, santé, longévité, beauté du teint, étincelle du regard… amour!!

Je vous propose donc ici d'essayer de remédier au halo jaunâtre qu'un foie encombré par de vagues excès pourrait avoir laissé au fond du blanc de nos yeux!
Ou encore au syndrome du "ventre gonflé qui fait mal quand j'essaye de fermer mon jean qui ne ferme plus d'ailleurs donc j'abandonne"…

Bref, essayons de commencer l'année… légèrement!
Et pour cela, voici quelques conseils:
Moi qui ne suis pas une grande fan des jeûnes, j'avoue qu'il y a des moments où ils s'imposent. Bien sûr, pas à n'importe quelle condition: si vous vous sentez lourd(e), mal au ventre, que vous avez un sentiment d'indigestion, une élimination chaotique, une fatigue persistante, ou simplement cette sensation de 'trop plein'. Le soir, mangez très digeste, céréales et légumes, légumineuses éventuellement, bien cuits, en quantité suffisante mais pas excessive, évitez les produits laitiers. Le lendemain, vous ne mangerez rien de solide de la journée, en revanche, buvez à volonté en évitant l'eau froide. Si la faim vous tiraille, préparez un bouillon de légumes (seulement l'eau dans laquelle vous aurez fait cuire des légumes - gardez les légumes pour la sortie de jeûne) ou un gruau de riz (10 volume d'eau pour 1 volume de riz - Salez - Laissez cuire (à ébullition) jusqu'à ce que ça fasse une bouillie - laissez suffisamment d'eau). Le bouillon ou le gruau de riz ne surchargent pas du tout le système digestif, et donc ne l'empêchent pas de se nettoyer. Comme toujours lorsqu'il m'arrive de recommander un jeûne, j'insiste sur le fait que jeûner n'est pas un objectif en soi, qu'il n'y a pas de durée minimale à partir de laquelle "ça marche", et qu'il faut écouter son corps lorsqu'il nous dit "assez!". La sortie du jeûne se fera donc soit le soir même, soit le lendemain matin, et pour cette occasion, je vous recommande le même plat que celui de la veille du jeûne, riz, légumes, légumineuses très bien cuits, légèrement épicés (oui oui, même si c'est le matin!)
Après cette journée de jeûne, vous pouvez également :
- Réduire voire supprimer tous les produits laitiers pour quelques jours
- Réduire la consommation en pain
- Boire des décoctions de gingembre frais (env. 1 cm de gingembre râpé dans 1 l d'eau, porté à ébullition puis frémissant jusqu'à ce que la quantité d'eau ait réduit d'1/3).
- Manger plus de fruits (bien sûr en dehors des repas)
- Attention au cru: on aurait tendance à croire qu'une bonne salade composée nous nettoiera de tous nos excès. La salade verte accompagnée d'une vinaigrette, avalée-digérée, oui; En revanche, il faut se méfier des crudités, qui peuvent en demander plus à notre feu digestif. Rappelons-nous que nous sommes en hiver et que la nourriture chaude est ce qui nous conviendra le mieux.
- Manger donc des légumes (en potages, à la vapeur, à l'eau) et des céréales complètes ou semi-complètes bien cuites et bien mâchées.
- Ajouter, si vous le pouvez, des graines germées, que vous trouverez soit en épicerie bio, soit au marché du Cours Julien tous les 15 jours, soit si vous le pouvez, que vous ferez vous-mêmes (http://www.cfaitmaison.com/cru/sprout.html); les graines germées sont très nettoyantes et légères à la digestion.

Je posterai dans les jours qui viennent quelques recettes de saison qui vous inspireront peut-être pour accompagner ce début d'année!
D'ici là, je vous souhaite une bonne année, une bonne santé et une bonne digestion!!

dimanche 9 décembre 2012

Accueillons l'hiver

"Le mauvais temps ça n'existe pas, il n'y a que de mauvais choix de vêtements" (Proverbe anglais)

Je me suis laissée surprendre, cette semaine, je me suis laissée saisir par le froid! Je me suis retrouvée fatiguée, sans énergie, pas envie de mettre le nez dehors, presque triste. Et puis j'ai réalisé: ça y est, l'hiver est vraiment là. Ce n'est donc que ça! Et puis c'est la même chose tous les ans, alors, comme j'ai décidé de vivre ici et pas sous les tropiques, il va falloir que j'adapte "mon choix de vêtements", et par extension, tout ce qui va me permettre de passer cet hiver en bonne santé, en douceur et en harmonie.
Vu par l'Ayurveda, l'hiver continue le travail de l'automne en exacerbant encore un peu plus Vata, alors qu'en coulisses, Kapha commence à s'accumuler.
Les symptômes, vous les connaissez déjà: sécheresse du corps, sommeil perturbé (difficultés à s'endormir ou réveils très tôt le matin), élimination plus erratique, et de là... toutes les petites maladies de l'hiver: rhume, sinusite, grippe, toux.
Il va nous falloir, en dépit du froid et de la sécheresse, maintenir notre feu digestif, afin d'éviter la formation des toxines, garder Vata sous contrôle et limiter l'augmentation de Kapha. Pour cela, voici quelques conseils:
- Manger chaud et onctueux, ni trop ni trop peu, ne mangez que lorsque vous avez faim.
- Comme en automne, boire un ou deux grands verres d'eau chaude le matin au réveil, et les décoctions de gingembre toute la matinée seront toujours les bienvenues. On pourra également laisser infuser quelques épices dans ces décoctions (cannelle, cumin, cardamome, fenouil...)
- Eviter toutes les nourritures glacées, froides ou crues. Favoriser ce qui est léger et digeste; les soupes, purées, ou légumes de saisons bien cuits accompagnés de céréales complètes ou semi-complètes très bien cuites également.
- En cas de nourriture lourde et peu digeste, utiliser des épices chauffantes comme antidote, telles que le cumin, le fenouil, la cardamome, le gingembre, le poivre. Au niveau des herbes aromatiques, on évitera maintenant la menthe et la coriandre, pour favoriser plutôt le thym, le romarin, la sariette, la marjolaine.
- Le matin au réveil, se masser à l'huile chaude ou tiède. Fini l'huile d'olive et l'huile de noix de coco, qui sont rafraîchissantes, on utilisera plus volontiers l'huile de sésame, ou, pour les personnes Vata et Kapha uniquement, l'huile de moutarde (qui serait trop chauffante pour les personnes Pitta).
- Se coucher avant 23h, et en cas de réveil très tôt le matin, rester au lit, se concentrer sur les perceptions dans chaque organe des sens, et savourer ces sensations. Moins dormir n'est pas nécessairement un problème, mais se lever frustré de ne pas avoir dormi plus en crée un!
 - Si malgré tout ça vous le rhume ou la fièvre vous attrape, réduisez la quantité de nourriture, ne mangez que des bouillons de légumes légers. Si vous êtes congestionné, le nez pris, avec une toux grasse, évitez les produits laitiers, le sucre, la farine blanche et tous les aliments froids. Miel, cannelle, gingembre vous réchaufferont et décongestionneront.
- Sur le tapis, yogini et yogi, attisez le feu du ventre, avec des postures telles que l'arc, la pince, la demi-sauterelle, la charnière, allongez les souffles dans l'axe et les rétentions à poumons vides.

Enfin, l'hiver est le moment où les énergies ralentissent, se recentrent, se condensent. Accompagnons donc ce mouvement, revenons à l'essentiel en nous recentrant, en prenant du temps pour nous-même et pour nos proches, en préservant un cocon de chaleur et de vie au milieu des feuilles tombées.

Je vous souhaite un bel hiver.